Moyen-Orient : le numéro 1 de Pastef Les Patriotes met en garde contre un choc économique mondial

 

Ousmane Sonko alerte sur de possibles perturbations économiques majeures liées à l’escalade militaire au Moyen-Orient. Le leader de Pastef Les Patriotes et Premier ministre du Sénégal s’est exprimé dimanche dans une déclaration vidéo adressée à ses partisans.

Selon lui, la guerre déclenchée par les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran pourrait dépasser le cadre régional et provoquer une onde de choc économique mondiale. Il insiste sur le rôle stratégique du détroit d’Ormuz, par où transite une part importante du pétrole mondial, et évoque une possible flambée des prix de l’énergie, des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et une hausse généralisée du coût de la vie.

Le chef du gouvernement sénégalais estime que des pays dépendants des importations d’hydrocarbures, comme le Sénégal, risquent de subir de plein fouet les répercussions de la crise. Il cite notamment des effets possibles sur l’investissement, la mobilité des capitaux, les marchés financiers et la sécurité alimentaire. Il critique aussi ce qu’il considère comme une remise en cause du droit international et appelle à une désescalade rapide ainsi qu’à un retour au dialogue.

Cette prise de position intervient après l’annonce par la télévision d’État iranienne de la mort du guide suprême Ali Khamenei, présenté comme « tombé en martyr » après les frappes du 28 février menées par les États-Unis et Israël contre plusieurs cibles, notamment à Téhéran. Les autorités iraniennes ont décrété quarante jours de deuil national et promis un « châtiment sévère ».

Dans le même temps, le United States Central Command a confirmé la mort de trois militaires américains et des blessures graves pour cinq autres dans l’opération « Epic Fury ». Le commandement précise que les combats se poursuivent dans un contexte jugé instable.

Les frappes ont causé plusieurs dizaines de morts et de blessés selon des sources locales. Certaines estimations non officielles évoquent plus de 200 victimes. En riposte, l’Iran a tiré des missiles et des drones vers Israël et contre des bases militaires américaines dans plusieurs pays arabes, ce qui alimente les craintes d’un embrasement régional.

Sur le plan institutionnel, les autorités iraniennes ont installé une direction intérimaire composée du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï et du dignitaire religieux Alireza Arafi, en attendant la désignation d’un nouveau guide par l’Assemblée des experts.

À l’international, plusieurs acteurs, dont la CEDEAO, l’Union africaine, la Russie et l’Union européenne, appellent à la retenue et au retour à la voie diplomatique. La compagnie Ethiopian Airlines a, pour sa part, suspendu plusieurs vols vers la région en raison de la dégradation sécuritaire.

Pour Ousmane Sonko, la poursuite du conflit pourrait compromettre l’équilibre mondial et entraîner des conséquences économiques et sociales majeures, en particulier pour les pays africains.

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