Les ministres des Affaires étrangères de 19 pays, dont France, se sont unis lundi pour dénoncer les mesures israéliennes assimilées à une « annexion de facto » de territoires en Cisjordanie. Ils estiment que ces décisions compromettent la solution à deux États et constituent une violation du droit international.
La déclaration conjointe, signée par des pays tels que l’Arabie saoudite, la Türkiye, le Brésil, l’Égypte, l’Espagne, la Jordanie, et d’autres, ainsi que par les secrétaires généraux de la Ligue des États arabes et de l’Organisation de la coopération islamique, condamne les extensions du contrôle israélien sur la Cisjordanie et la consolidation de colonies illégales.
Les ministres ont averti que ces mesures « s’inscrivent dans une trajectoire visant à modifier la réalité sur le terrain » et menacent les efforts de paix, y compris le plan en vingt points concernant Gaza, tout en fragilisant l’intégration régionale. Ils ont demandé à Israël de renoncer immédiatement à ces démarches et de respecter ses obligations internationales, notamment en évitant toute modification permanente du statut juridique et administratif du Territoire palestinien occupé.
L’accélération de la colonisation, notamment avec le projet controversé « E1 » et l’enregistrement de vastes zones comme propriété de l’État, a été pointée comme ouvrant la voie à une annexion formelle de la Cisjordanie, ce qui mettrait fin aux perspectives de création d’un État palestinien prévues par les résolutions de l’ONU.




