Le groupe nucléaire français Orano plaide pour des discussions avec les autorités nigériennes afin de sortir du bras de fer autour de l’exploitation de l’uranium.
Son directeur général, Nicolas Maes, a affirmé qu’il est nécessaire de « se mettre autour d’une table » pour trouver une issue négociée favorable au Niger, au groupe et aux salariés des mines. Il s’exprimait devant des médias français en marge de la présentation des résultats annuels de l’entreprise.
Le différend dure depuis plusieurs mois entre Niamey et l’entreprise française, longtemps en position dominante dans l’exploitation de l’uranium nigérien. La situation s’est tendue après le coup d’État du 26 juillet 2023, qui a conduit les nouvelles autorités à rompre les accords miniers avec la France et à nationaliser la Société minière de l’Aïr (SOMAÏR), détenue majoritairement par Orano.
S’estimant lésé, le groupe a engagé des procédures d’arbitrage devant des instances internationales. À ce stade, aucune réaction officielle des autorités nigériennes n’a été enregistrée à l’appel au dialogue lancé par Orano.



