Au Liban, au moins 12 personnes ont trouvé la mort et une trentaine ont été blessées vendredi soir lors de frappes israéliennes dans la plaine orientale de la Bekaa et plus tôt dans le camp palestinien d’Aïn el-Héloué, à 45 km au sud de Beyrouth.
Parmi les victimes figurent un haut responsable du Hezbollah, deux membres du Hamas ainsi que des femmes et des enfants. La presse libanaise parle d’un « massacre », l’un des bilans les plus lourds depuis le cessez-le-feu conclu il y a 15 mois. Au total, huit membres du Hezbollah ont été tués, selon un responsable du mouvement pro-iranien.
Six frappes ont touché quatre localités au nord et au centre de la plaine de la Bekaa. Les raids ont été menés par des drones, tandis que le quotidien israélien Maariv indique que des missiles mer-sol ont été tirés depuis des vedettes en Méditerranée.
Dans le camp d’Aïn el-Héloué, les frappes ont visé un bâtiment de la force conjointe chargée de la sécurité des camps, entraînant la mort de deux membres du Hamas.
L’intensité inhabituelle des raids israéliens a surpris les observateurs. Les médias libanais relient ces attaques à la montée des menaces américaines contre l’Iran et à l’arrivée du porte-avions USS Gerald R. Ford en Méditerranée. Israël souhaite ainsi démontrer sa capacité à frapper par air et par mer, même dans les régions les plus reculées, sans appui extérieur.



