Le troisième cycle de négociations entre l’Ukraine, la Russie et les États-Unis a débuté mardi à Genève, en Suisse, dans l’objectif de faire avancer les efforts diplomatiques pour une trêve. Ces discussions surviennent à une semaine du quatrième anniversaire du conflit entre Moscou et Kiev, alors que les combats se poursuivent sur le terrain.
La délégation russe est menée par le conseiller présidentiel Vladimir Medinsky, un changement par rapport aux précédents cycles à Abou Dhabi, dirigés par des responsables militaires. Dmitry Peskov, porte-parole du Kremlin, a précisé que les négociations couvriraient un « large éventail de sujets », en particulier les questions territoriales.
La délégation ukrainienne, dirigée par Rustem Umerov, secrétaire du Conseil national de sécurité et de défense, comprend des responsables politiques et sécuritaires de haut niveau. Kiev indique que son équipe travaille dans le cadre fixé par la direction nationale pour atteindre une paix durable et substantielle.
Les représentants ukrainiens devraient notamment aborder la mise en place d’un cessez-le-feu énergétique et détailler le fonctionnement d’un mécanisme de suivi en cas d’accord. Avant l’ouverture des pourparlers, le président Volodymyr Zelenskyy a averti que Moscou pourrait préparer une nouvelle « frappe massive », soulignant que la pression militaire russe reste forte malgré la reprise des négociations.
Les discussions se tiennent principalement à huis clos, sans déclaration immédiate prévue pour la presse.



