L’Assemblée nationale a adopté lundi 16 février une proposition de loi instaurant, à titre expérimental, un enseignement d’éducation à l’alimentation. Le dispositif, obligatoire à l’école primaire et déployé au collège et au lycée, s’étendra sur trois ans dans des académies volontaires.
À l’école primaire, l’éducation à l’alimentation sera intégrée aux programmes existants avec au moins trois séances annuelles sur le temps scolaire. Au collège, elle sera incluse dans le parcours éducatif de santé via un projet annuel obligatoire. Au lycée, un module expérimental facultatif sera proposé, en partenariat avec les régions.
Le texte prévoit une double évaluation, à 18 mois et à trois ans, avec transmission des rapports au Parlement. Il renforce la lutte contre le gaspillage alimentaire et prévoit la mise à disposition de ressources pédagogiques via une plateforme centralisée, ainsi qu’un recensement des organismes et associations agréés intervenant dans ce domaine.
Les modalités de financement reposeront sur une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs et un ajustement de la dotation globale de fonctionnement des collectivités. Cinq amendements ont été adoptés pour préciser le cadre de l’expérimentation et les conditions d’agrément des associations.
La loi, déposée par Olivia Grégoire en novembre 2025, vise à promouvoir la prévention et réduire les inégalités sociales et territoriales à travers l’éducation alimentaire dès l’école.



