Le Bangladesh ouvre une nouvelle page politique. Tarique Rahman a officiellement pris ses fonctions de Premier ministre, devenant le 11e chef du gouvernement du pays après des élections qualifiées d’historiques.
Le dirigeant du Bangladesh Nationalist Party (BNP) a prêté serment devant le président Mohammed Shahabuddin, au cours d’une cérémonie organisée devant le Parlement à Dhaka. À ses côtés, les 49 membres de son cabinet ont également été investis.
Plus tôt, 297 députés ont été installés au sein du 13e Parlement, issu des législatives organisées la semaine précédente. Parmi eux figurent des élus du bloc conduit par le Bangladesh Jamaat-e-Islami. Ce scrutin marque le premier retour à un gouvernement élu depuis le soulèvement de 2024, qui a mis fin aux quinze années de pouvoir de la Awami League.
La cérémonie a réuni plusieurs personnalités étrangères ainsi que l’ancien chef du gouvernement intérimaire, Muhammad Yunus, prix Nobel, et son équipe. Étaient notamment présents le président des Maldives Mohamed Muizzu, le Premier ministre du Bhoutan Tshering Tobgay, le ministre pakistanais Ahsan Iqbal ainsi que la sous-secrétaire d’État britannique Seema Malhotra.
Le gouvernement intérimaire dirigeait le pays depuis le 8 août 2024, à la suite du départ de l’ancienne Première ministre Sheikh Hasina vers l’Inde.
Le BNP et ses alliés ont décroché une majorité des deux tiers avec 212 sièges. La Awami League n’a pas pris part au scrutin. Sur les 300 sièges que compte le Parlement, trois circonscriptions doivent encore voter. Cinquante sièges supplémentaires, réservés aux femmes, seront répartis entre les partis proportionnellement à leurs résultats.
Plus de 127 millions d’électeurs étaient inscrits. La participation a atteint 59,44 %, en nette hausse par rapport aux 41,8 % enregistrés en janvier 2024. Par ailleurs, un référendum organisé en parallèle sur des réformes constitutionnelles a obtenu plus de 60 % de suffrages favorables.


