Le Président ghanéen, John Dramani Mahama a rappelé, ce dimanche matin quinze février 2026, son engagement pour la justice réparatrice lors de l’Assemblée générale des Nations unies et devant l’Union africaine.
Il a annoncé avoir initié, en septembre dernier à New York, les démarches pour présenter en mars une résolution visant à faire reconnaître le commerce transatlantique des esclaves comme le crime le plus grave contre l’humanité.
« La justice réparatrice ne nous sera pas donnée. Comme l’indépendance, elle doit être obtenue par l’unité et la détermination », a-t-il souligné.
Dans son rapport à l’Assemblée des chefs d’État de l’Union africaine, le président Mahama a noté que 2025, année désignée par l’UA comme « Année de la justice à travers les réparations », marque un tournant. L’Union africaine a mis en place une équipe de coordination et un comité d’experts sur les réparations, engagé des institutions mondiales de l’ONU à l’UNESCO, animé des discussions sur quatre continents, et repositionné les réparations comme des instruments de justice et d’équité tournés vers l’avenir.
Il a toutefois rappelé que le chemin reste long et a exhorté tous les États membres à renforcer leurs institutions, créer des commissions nationales sur les réparations et dialoguer avec la communauté internationale pour obtenir excuses, restitution et accords contraignants.


