Au cours d’une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Munich, Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a abordé samedi plusieurs dossiers majeurs : la guerre en Ukraine, la sécurité européenne, la réforme de l’ONU et les relations économiques avec la Chine.
Sur l’Ukraine, il a rappelé la coordination des pays du G7 pour maintenir la pression sur la Russie et soutenir la résilience énergétique ukrainienne. Barrot s’est montré « raisonnablement optimiste » quant à l’inclusion d’une interdiction des services maritimes liés au pétrole russe dans le 20e paquet de sanctions. Concernant d’éventuels contacts avec Moscou, il a précisé que ces discussions interviendraient « au moment où elles seront utiles » et qu’elles nécessiteraient l’implication européenne, notamment pour la levée de sanctions et le financement de la reconstruction.
Le ministre a souligné que la France vise à « rétablir la stabilité stratégique » en Europe, mais qu’il ne s’agit pas d’augmenter indéfiniment les dépenses militaires. Sur la sécurité continentale, il a insisté sur le rôle de l’Europe au sein de l’OTAN et sur l’engagement des alliés à porter leurs budgets de défense à 3,5 % du PIB d’ici 2035, afin d’atteindre une « parité stratégique ».
En matière de réforme des Nations unies, Barrot a rappelé le soutien de la France à l’élargissement du Conseil de sécurité à l’Allemagne, au Brésil, à l’Inde, au Japon et à deux pays africains. Il a évoqué la possibilité de limiter le droit de veto en cas d’atrocités de masse d’ici la fin de l’année.
Concernant la Chine, il a qualifié de « choc » les performances économiques remarquables du pays depuis la pandémie et a insisté sur la nécessité de partenariats « respectueux », basés sur l’ouverture du marché et la coopération économique, tout en protégeant les intérêts européens si nécessaire.



