Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a décidé le retour immédiat de l’ambassadeur d’Algérie à Niamey. L’annonce a été faite le 12 février 2026 par le ministère algérien des Affaires étrangères.
Cette mesure fait suite à la reprise, le même jour à Alger, des fonctions de l’ambassadeur du Niger en Algérie. Alger voit dans ce geste un signal fort en faveur du renforcement des liens de fraternité, de coopération et de bon voisinage avec Niamey.
Selon la diplomatie algérienne, le rétablissement de la représentation diplomatique permettra de relancer le dialogue politique bilatéral, de réactiver la coopération multiforme entre les deux pays et d’accélérer des projets stratégiques pour l’intégration régionale et continentale.
Les tensions entre Alger et Niamey remontent au printemps 2025, après l’abattage d’un drone malien par l’armée algérienne à Tinzaouatine, dans le sud du pays. Bamako avait accusé l’Algérie d’avoir détruit l’appareil en territoire malien, tandis qu’Alger affirmait que le drone avait violé à deux reprises son espace aérien avant d’être neutralisé.
En réaction, le 6 avril 2025, le Niger, le Mali et le Burkina Faso avaient retiré leurs ambassadeurs d’Algérie. Après plusieurs mois de brouille, les contacts ont repris progressivement. En janvier 2026, la visite du ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, au Niger a permis de relancer les activités de Sonatrach dans le pays.
Le président Tebboune a également souligné la qualité de ses relations avec le président nigérien Abdourahamane Tiani, lui exprimant « beaucoup de respect » et lui adressant une invitation officielle à se rendre en Algérie.



