Le Général Ibro Amadou Bacharou, chef d’état-major nigérien, a déclaré, devant une foule immense, que le Niger allait « entrer en guerre avec la France », accusant Paris de chercher à déstabiliser le pays. Sous les acclamations de la foule, il a affirmé : « Sachez-le, on va entrer en guerre avec la France […] Nous sommes face à des gens qui, à cause de nos biens, à cause de notre richesse, veulent coûte que coûte nous ramener à ce qui a fait leur prospérité ».
Paris a rejeté ces accusations, dénonçant une « guerre informationnelle » selon le colonel Guillaume Vernet, porte-parole de l’état-major des Armées françaises. L’armée française précise qu’« il n’est pas question d’intervention française au Niger ».
Les relations entre Niamey et Paris se sont détériorées depuis la transition initiée en 2023, avec le refus de la France de reconnaître les nouvelles autorités nigériennes, la suspension partielle de l’aide au pays et l’expulsion des forces françaises. Le général Tiani a également désigné Emmanuel Macron et les présidents béninois et ivoirien comme « sponsors » des assaillants de l’aéroport de Niamey.
À cela s’ajoute un contentieux économique, le Niger ayant nationalisé la Somaïr, filiale du groupe français Orano spécialisée dans l’uranium, marquant une volonté de contrôle accru sur ses ressources naturelles.



