Sous la présidence égyptienne, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a tenu une session ministérielle à Addis-Abeba pour examiner les crises au Soudan et en Somalie. La réunion a rassemblé les ministres des Affaires étrangères de plus de 15 pays africains, ainsi que des représentants de l’ONU et de la Ligue arabe, dans le but de coordonner les efforts régionaux en faveur de cessez-le-feu durables et de la préservation de l’intégrité territoriale des deux nations.
La participation exceptionnelle du ministre soudanais Mohieldin Salim a permis un dialogue direct avec Khartoum, malgré la suspension de l’adhésion du Soudan à l’UA. Le ministre égyptien Badr Abdelatty a insisté sur la nécessité de soutenir les institutions soudanaises et de rejeter toute ingérence extérieure. Il a appelé à l’instauration d’un cessez-le-feu immédiat et à la mise en place d’un corridor humanitaire efficace, soulignant que « la stabilité du Soudan est une nécessité régionale urgente » pour prévenir la prolifération des armes et la montée des menaces terroristes.
Concernant la Somalie, le Conseil a réaffirmé son soutien à l’unité de Mogadiscio et refusé toute présence militaire extérieure sur ses côtes. Les ministres ont également discuté du financement durable de la Mission de l’Union africaine pour le soutien et la stabilisation en Somalie (AUSSOM) afin de renforcer la lutte contre l’extrémisme.
Cette session, qui se déroule pendant la présidence tournante égyptienne du Conseil, confirme l’engagement de l’UA à défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale des États africains tout en promouvant des solutions politiques inclusives et africaines aux crises régionales.



