Afrique : la corruption reste un défi majeur selon Transparency International

 

La corruption demeure un problème sérieux en Afrique, où la plupart des pays d’Afrique subsaharienne figurent parmi les moins bien classés de l’indice mondial de perception de la corruption, selon le rapport 2025 publié mardi par Transparency International.

L’Indice de perception de la corruption (IPC) évalue 182 pays sur une échelle de 0 (très corrompu) à 100 (grande intégrité). Les Seychelles arrivent en tête de la région avec 68 points, suivies du Cap-Vert (62), du Botswana et du Rwanda (58 chacun). À l’inverse, le Mozambique chute à 21 points, tandis que le Soudan, l’Érythrée, la Somalie et le Soudan du Sud figurent parmi les pays les plus affectés, avec des scores allant de 14 à 9 points.

La moyenne régionale de 32 sur 100 révèle l’ampleur du défi. Dix pays ont vu leur situation se détériorer depuis 2012, tandis que seulement sept ont progressé. Transparency International pointe des lacunes dans les systèmes institutionnels, responsables de la mauvaise gestion des fonds publics et de l’accès limité aux services essentiels.

Paul Banoba, conseiller régional de l’ONG, souligne que la corruption touche particulièrement les populations vulnérables et appelle les gouvernements africains à transformer leurs engagements anticorruption en actions concrètes, en renforçant la transparence, la redevabilité et la participation citoyenne.

 

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