Italie : Rome refuse de siéger au Conseil de la paix proposé par Washington

 

L’Italie ne participera pas au Conseil de la paix proposé par les États-Unis. Le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani, a confirmé cette position, invoquant une incompatibilité juridique avec la Constitution italienne.

Selon le ministre, la charte de ce conseil entre en contradiction avec l’article 11 de la Constitution, qui interdit à l’Italie d’adhérer à une organisation ne garantissant pas des conditions d’égalité entre les États membres. Or, le texte fondateur du Conseil de la paix prévoit que le président américain, Donald Trump, en assure la direction avec un droit de veto sur certaines décisions, ce que Rome juge juridiquement « insurmontable ».

Antonio Tajani précise toutefois que l’Italie reste ouverte à toute initiative crédible en faveur de la paix. Il affirme la volonté de son pays de contribuer de manière constructive aux efforts internationaux, notamment sur la question de Gaza, à travers des actions concrètes comme la formation des forces de police palestiniennes.

Cette position a été clairement exprimée aux autorités américaines, notamment au vice-président JD Vance et au secrétaire d’État Marco Rubio, en déplacement en Italie à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver.

L’Italie s’aligne ainsi sur plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, qui ont également choisi de se tenir à l’écart de ce Conseil de la paix, lancé officiellement par Donald Trump le 22 janvier au Forum économique mondial de Davos.

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