La Côte d’Ivoire a officiellement réagi aux accusations formulées par le putschiste Abdourahamane Tiani, qui a mis en cause le chef de l’État ivoirien Alassane Ouattara dans l’attaque de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Abidjan rejette ces allégations et demande des preuves formelles pour étayer de telles affirmations.
À la suite de ces déclarations, les autorités ivoiriennes ont convoqué l’ambassadeur du Niger à Abidjan. La ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Kaba Nialé, lui a transmis la protestation du gouvernement ivoirien et un courrier officiel a été adressé aux autorités nigériennes.
S’exprimant lors du compte rendu du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a indiqué que la Côte d’Ivoire attend toujours une réponse officielle accompagnée d’éléments concrets. Il a précisé que les accusations visant le président ivoirien sont jugées infondées par les autorités d’Abidjan.
Le gouvernement ivoirien rappelle que l’attaque, survenue dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier, a été revendiquée par l’organisation terroriste État islamique. Selon Abidjan, cette revendication écarte toute implication de la Côte d’Ivoire dans cet assaut.
Amadou Coulibaly a également indiqué que la Russie, citée dans certaines déclarations liées à cette affaire, n’a à aucun moment désigné la Côte d’Ivoire ni son président comme responsables de l’attaque.
L’attaque contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey a visé une base militaire située dans l’enceinte aéroportuaire et a donné lieu à des échanges de tirs entre assaillants et forces de défense nigériennes. Les autorités du Niger ont fait état de plusieurs assaillants neutralisés et de dégâts matériels.



