Libye : Saïf al-Islam Kadhafi annoncé mort

 

 

Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et figure longtemps présentée comme son successeur potentiel, est décédé mardi 3 février, ont confirmé plusieurs sources concordantes. Âgé de 53 ans, il était recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité.

Selon la chaîne Libya al-Ahrar, des proches de Saïf al-Islam ont confirmé sa mort sans en préciser les circonstances. Son conseiller et représentant au comité du dialogue national, Abdullah Othman Abdurrahim, a également annoncé son décès dans une publication sur les réseaux sociaux. De son côté, Hamid Kadhafi, cousin du défunt, a déclaré à la même chaîne que Saïf al-Islam était « tombé en martyr ».

D’après plusieurs médias libyens, Saïf al-Islam aurait été tué au sud de la ville de Zintan, dans l’ouest de la Libye. Il se trouvait seul à son domicile lorsqu’un groupe armé aurait fait irruption après avoir neutralisé les caméras de surveillance. Son avocat a confirmé auprès de l’AFP qu’un commando de quatre personnes serait impliqué dans l’assassinat.

Des accusations ont brièvement visé la brigade 444, dirigée par Mahmoud Hamza, qui a rapidement rejeté toute implication, affirmant ne disposer d’aucune force déployée à Zintan et nier toute décision visant Saïf al-Islam Kadhafi.

Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent le corps du défunt à l’arrière d’un véhicule. Son entourage indique que la dépouille a été transférée dans un hôpital privé de Zintan. Une enquête judiciaire a été ouverte et, selon son conseiller politique, l’inhumation n’aura lieu qu’à l’issue des investigations.

Longtemps perçu comme un réformateur modéré, Saïf al-Islam avait vu son image s’effondrer au début du soulèvement de 2011, lorsqu’il avait tenu des propos menaçants à l’égard des opposants au régime. Arrêté dans le sud de la Libye, détenu à Zintan puis condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès controversé, il avait ensuite bénéficié d’une amnistie.

En novembre 2021, il avait déposé sa candidature à l’élection présidentielle libyenne, finalement reportée sine die. Jusqu’à l’annonce de sa mort, sa localisation exacte demeurait inconnue.

 

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