Somalie : Mogadiscio ferme son espace aérien à des avions liés au Puntland et au Jubaland

 

Les autorités fédérales somaliennes ont interdit l’accès à l’espace aérien de Mogadiscio à des avions transportant les équipes de sécurité des dirigeants du Puntland et du Jubaland. La décision a été justifiée par le non-respect des dispositifs de sécurité en vigueur dans la capitale.

D’après des sources médiatiques locales, les appareils convoyant les agents de protection du président du Puntland, Saïd Abdullahi Dani, et de son homologue du Jubaland, Ahmed Mohamed Islam, ont été sommés de rebrousser chemin alors qu’ils étaient déjà en vol, faute d’autorisation d’entrée dans l’espace aérien de Mogadiscio.

Des responsables sécuritaires ont précisé que, conformément aux directives du Comité technique de sécurité, chaque dirigeant régional est autorisé à se déplacer avec un maximum de 40 agents de sécurité, dont 10 en civil. Les règles exigent également la transmission préalable à l’Agence nationale de renseignement et de sécurité des listes nominatives des agents, ainsi que des informations détaillées sur les armes et équipements transportés.

Le ministre de la Défense, Ahmed Moalim Fiqi, a estimé que l’atterrissage à l’aéroport international Aden Adde de groupes lourdement armés représentait une menace pour la sécurité et ne pouvait être toléré. Dans le même esprit, le ministère de la Sécurité intérieure a indiqué que cette mesure visait à préserver la sûreté de la capitale et de ses infrastructures sensibles.

En réaction, le président du Puntland, Saïd Abdullahi Deni, a dénoncé une décision qu’il a qualifiée d’« acte criminel », illustrant les tensions persistantes entre le gouvernement fédéral et certaines autorités régionales.

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