Gaza : 28 Palestiniens tués dans des frappes israéliennes ce 31 janvier

 

Au moins 28 Palestiniens ont été tués depuis l’aube de samedi dans une série de frappes israéliennes menées sur plusieurs zones de la bande de Gaza. Ces attaques interviennent malgré l’accord de cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre 2025, selon des sources médicales locales.

Le Bureau des médias du gouvernement à Gaza avait fait état, dans un premier bilan, de 19 morts avant que le chiffre ne soit réévalué à 25, puis porté à 28 au fil des bombardements signalés dans la journée.

À l’ouest de la ville de Gaza, trois personnes ont trouvé la mort après une frappe visant une maison du quartier Al-Nasr. Dans le même secteur, le bombardement du poste de police de Sheikh Radwan a causé la mort de treize personnes, selon des sources médicales. Des témoins indiquent que des opérations de recherche se poursuivent afin de retrouver des personnes encore coincées sous les décombres.

La Direction générale de la police a confirmé que des agents, des officiers ainsi que des civils présents dans l’enceinte du poste figuraient parmi les victimes. Des ambulances et équipes de secours restent mobilisées sur place.

Plus au sud, à Khan Younès, une frappe israélienne a ciblé le bâtiment administratif du camp Ghaith, qui abrite des déplacés dans la zone d’Al-Mawasi, après un avertissement d’évacuation. Aucun blessé n’a été signalé, mais des incendies se sont déclarés dans des tentes avant d’être maîtrisés par la Défense civile.

À Gaza-ville, une attaque aérienne contre un appartement résidentiel du quartier Al-Rimal a fait cinq morts, dont trois enfants et deux femmes. Dans un autre bombardement mené dans la zone d’Asdaa, au nord-ouest de Khan Younès, sept membres d’une même famille ont été tués, dont trois enfants et trois petits-enfants, selon des secouristes de l’hôpital Nasser.

Les zones touchées ne figurent pas parmi celles placées sous occupation israélienne selon les termes du cessez-le-feu. D’après le Bureau des médias du gouvernement à Gaza, l’armée israélienne aurait commis 1 450 violations depuis l’entrée en vigueur de l’accord, causant la mort de 524 Palestiniens et faisant environ 1 360 blessés.

Le cessez-le-feu avait mis un terme à une offensive lancée le 8 octobre 2023, qui a duré près de deux ans et provoqué la mort de plus de 71 000 Palestiniens, plus de 171 000 blessés et une destruction massive des infrastructures, évaluée par les Nations unies à environ 70 milliards de dollars pour la reconstruction.

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