Les députés béninois de la 9e législature ont tenu une séance plénière au Palais des Gouverneurs. Les travaux se sont déroulés sous la conduite du président Louis Gbèhounou Vlavonou. Après l’adoption récente de textes majeurs sur le VIH/Sida et sur l’industrie du cinéma et de l’image animée, l’hémicycle a examiné plusieurs dossiers structurants.
Les parlementaires ont d’abord pris acte de décrets portant ratification d’accords de financement conclus entre l’État béninois et des partenaires techniques et financiers. Sont concernés des prêts et conventions signés avec la BOAD, la Banque européenne d’investissement, l’Association internationale de développement et l’Agence française de développement. Ces financements appuient notamment l’assainissement pluvial de Cotonou et des villes secondaires, l’initiative Clean Oceans Grand Nokoué, le soutien budgétaire à la croissance inclusive, ainsi que la politique culturelle nationale. Sur une partie de ces accords, aucune recommandation n’a été formulée. L’honorable Nicaise Fagnon a salué la qualité de la gestion des ressources mobilisées, estimant qu’elle renforce la crédibilité financière du Bénin auprès des bailleurs.
L’Assemblée a ensuite adopté le rapport annuel 2024 de la Caisse des dépôts et consignations. Le document fait état d’une mobilisation record de 131,366 milliards FCFA, en hausse de 151 % sur un an. Cette performance s’explique par l’essor de la gestion pour compte de tiers, dont les flux atteignent 74,895 milliards FCFA contre 12,524 milliards un an plus tôt. La collecte auprès des assujettis progresse à 56,416 milliards FCFA, portée par l’implication accrue des entreprises publiques et les ressources issues du secteur pétrolier. Les déconsignations culminent à 53,730 milliards FCFA, majoritairement liées à la gestion pour compte de tiers. La collecte nette ressort à 77,635 milliards FCFA, pour un encours net global de 801,103 milliards FCFA à la clôture.
La stratégie de placements a été intensifiée. Les investissements en obligations d’État et à long terme ont augmenté. Au 31 décembre 2024, le portefeuille totalise 1.127,50 milliards FCFA, en progression de 12 % par rapport à fin 2023. Les engagements au bilan représentent 82 % de l’ensemble. Côté résultats, le résultat brut d’exploitation s’établit à 17,898 milliards FCFA, en hausse de 15,4 %. Après coût du risque, le résultat d’exploitation atteint 17,973 milliards FCFA, soit +17,6 %, soutenu par la croissance des revenus d’intérêts et la maîtrise des charges.
Trois projets de lois organiques ont enfin été examinés et adoptés à la majorité absolue. Ils portent sur l’actualisation de la loi organique de la Cour constitutionnelle, la ratification de la loi organique relative au Conseil économique et social, et la modification de la loi créant le Haut-commissariat à la prévention de la corruption. Pour ce dernier texte, les ajustements concernent notamment les articles 28, 37-1 et 86, l’article 2 fixant la formule finale.
La deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2025 s’achève ce vendredi 30 janvier 2026.



