La Société Générale et BNP Paribas ont annoncé des suppressions de postes à horizon 2027, illustrant une restructuration du secteur bancaire français liée à la digitalisation et au recours accru à l’intelligence artificielle.
La Société Générale prévoit de supprimer 1 800 postes en France d’ici fin 2027, principalement par attrition naturelle, via départs à la retraite et mobilités internes. BNP Paribas, de son côté, a annoncé la suppression de 1 200 postes dans le monde, dont environ 600 en France, touchant notamment certaines activités de gestion d’actifs dans le cadre d’une réorganisation.
Ces annonces s’inscrivent dans un contexte social tendu. Le 23 janvier, plusieurs caisses régionales du Crédit Agricole ont été perturbées par une grève nationale, organisée par les syndicats pour dénoncer la dégradation des conditions de travail, les réductions d’effectifs et le manque de réponses aux revendications salariales.
FO Banques considère que ces suppressions ne sont pas des cas isolés mais reflètent une tendance générale du secteur, marquée par la fermeture d’agences et l’automatisation des services. Le syndicat alerte sur les conséquences pour les employés : intensification des charges, mobilités internes imposées et dégradation du service de proximité, et demande l’ouverture de discussions sur l’emploi, la formation et la prévention des risques professionnels.
Selon les données sectorielles, le nombre d’agences bancaires en France a diminué, passant de plus de 38 000 en 2010 à environ 33 000 aujourd’hui. Des études européennes anticipent un impact important de l’intelligence artificielle sur les métiers bancaires dans les années à venir, même si aucun chiffre consolidé ne fait consensus pour l’instant.


