La justice chilienne a décidé de maintenir en détention le principal suspect impliqué dans les incendies mortels qui ravagent le sud du pays. La mesure a été prise vendredi 23 janvier à l’issue d’une audience publique tenue à Concepción, dans la région du Biobío.
Âgé de 39 ans et interpellé la veille, l’homme est soupçonné d’être à l’origine de l’incendie le plus meurtrier de cette vague de feux. Selon l’accusation, ce sinistre aurait causé la mort de 20 des 21 victimes recensées à ce stade. Sa garde à vue est prolongée jusqu’au lundi 26 janvier afin de permettre aux enquêteurs de rassembler des éléments supplémentaires avant une mise en accusation formelle.
Le ministre de l’Intérieur, Alvaro Elizalde, a annoncé que 14 personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette enquête, sans donner de précisions sur leur rôle respectif. Jusqu’ici, seules quatre interpellations avaient été officiellement reconnues par les autorités.
D’après le parquet, l’incendie majeur aurait débuté samedi 17 janvier dans la localité de Lirquén, avant de s’étendre rapidement à Penco et Tomé, à près de 500 kilomètres au sud de Santiago. Les images diffusées par la police montrent le suspect arrêté sans résistance. Les forces de l’ordre indiquent qu’il est connu de leurs services pour des faits de coups et blessures graves ainsi que pour des infractions liées à la propriété industrielle et intellectuelle.
Les flammes continuent de mobiliser d’importants moyens. Selon le Service national de prévention et de réponse aux catastrophes, 14 foyers étaient encore actifs vendredi dans les régions de l’Araucanie, du Ñuble et du Biobío, cette dernière restant la plus touchée. Plus de 42.000 hectares de forêts et de terres ont déjà été détruits.
Le bilan humain et matériel reste lourd. Près de 2.000 habitations ont été endommagées et plus de 20.000 personnes se retrouvent sinistrées, dans un contexte de forte tension pour les populations locales confrontées à l’ampleur des dégâts.



