L’ambassade des États-Unis en Algérie a officialisé l’entrée en vigueur d’une nouvelle règle encadrant les demandes de visas B1/B2, destinés aux voyages de courte durée pour les affaires et le tourisme. Cette mesure impose, pour certains demandeurs algériens, le dépôt préalable d’une caution financière pouvant atteindre 15 000 dollars avant la délivrance du visa.
Cette décision découle d’une orientation plus large du département d’État américain, qui a révisé en début d’année la liste des pays concernés par ce dispositif. Trente-huit États, majoritairement situés en Afrique et en Asie, figurent désormais sur cette liste, dont l’Algérie.
Le montant de la caution varie selon le profil du demandeur. Les autorités américaines indiquent qu’il peut être fixé à 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars, un choix opéré au terme de l’entretien consulaire. Cette étape demeure déterminante dans la procédure d’obtention du visa.
L’objectif poursuivi par Washington consiste à renforcer le respect de la durée de séjour autorisée sur le territoire américain. La somme versée n’est restituée qu’après la sortie effective du bénéficiaire des États-Unis dans les délais prévus. En cas de dépassement de séjour ou de non-respect des conditions du visa, la caution est définitivement conservée par les autorités.
Dans son communiqué, l’ambassade précise que cette obligation s’applique uniquement aux demandeurs jugés éligibles et qu’aucun paiement ne doit intervenir avant l’entretien consulaire. Le règlement anticipé ne constitue ni une garantie d’obtention du visa ni un avantage dans l’examen du dossier. Si la caution est exigée après l’entretien, le demandeur reçoit directement un lien sécurisé vers la plateforme officielle pay.gov, accompagné des instructions nécessaires.
Les autorités diplomatiques soulignent que cette procédure vise à limiter les tentatives de fraude et à encadrer strictement les paiements dans un circuit officiel et sécurisé.
En Algérie, cette nouvelle exigence représente un effort financier considérable. Une caution maximale de 15 000 dollars correspond à environ 3,57 millions de dinars algériens au taux pratiqué sur le marché parallèle. Une contrainte qui pourrait réduire significativement le nombre de candidats au visa américain, notamment pour des déplacements touristiques ou professionnels de courte durée.



