Justice : le Burkina Faso communique sur l’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba

 

Le Burkina Faso a confirmé l’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba depuis le Togo. L’ancien président de la transition, renversé en septembre 2022, a été remis aux autorités burkinabè le 17 janvier 2026 pour répondre à plusieurs chefs d’accusation, dont détournement de fonds publics, enrichissement illicite, corruption et blanchiment de capitaux. Il est également poursuivi pour incitation à commettre des délits et crimes, recel aggravé et tentative d’assassinat du président en exercice, le capitaine Ibrahim Traoré.

Selon le ministère burkinabè de la Justice, l’instruction judiciaire ouverte le 6 janvier vise à établir la responsabilité de Damiba dans un complot déjoué quelques jours plus tôt. Les autorités ont détaillé que l’opération, prévue le 3 janvier, devait inclure l’assassinat du président, la neutralisation de la base de drones et une intervention militaire terrestre. Une partie du financement du complot proviendrait de Côte d’Ivoire, avec une dernière transaction estimée à 70 millions de francs CFA.

La procédure d’extradition a été engagée après une dénonciation déposée au parquet de Ouagadougou le 5 janvier et le mandat d’arrêt international décerné le 6 janvier. L’ancien président a été interpellé à Lomé le 16 janvier, et la Cour d’appel du Togo a autorisé son transfert le même jour, garantissant ses droits à un procès équitable et son intégrité physique.

Damiba avait déjà été cité dans une tentative de déstabilisation du régime en septembre 2024 et radié des Forces armées burkinabè pour « atteinte grave à la dignité militaire et intelligence avec des puissances étrangères et des terroristes ».

Le gouvernement burkinabè a salué la coopération judiciaire du Togo et annoncé que toutes les personnes impliquées dans cette affaire seront poursuivies conformément à la loi.

 

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