Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson a fermement rejeté les pressions des États-Unis liées aux droits de douane autour de la question du Groenland, affirmant que les alliés européens ne céderont pas. Réagissant samedi à l’annonce de Donald Trump, le chef du gouvernement suédois a dénoncé une tentative de chantage. « Nous ne nous laisserons pas intimider. Seuls le Danemark et le Groenland décident des sujets qui les concernent », a-t-il déclaré sur le réseau social X.
Ulf Kristersson a assuré qu’il défendra toujours la Suède et ses partenaires. Selon lui, la situation dépasse largement les seuls pays visés et constitue une affaire européenne majeure.
Le Premier ministre a indiqué que Stockholm est engagé dans des échanges intensifs avec plusieurs États membres de l’Union européenne, ainsi qu’avec la Norvège et le Royaume-Uni, afin de construire une réponse commune face à Washington.
Cette prise de position intervient après l’annonce du président américain d’imposer, à partir du 1er février, de nouveaux droits de douane sur les importations en provenance de huit pays européens, avec une augmentation prévue en juin. Donald Trump invoque des impératifs de « sécurité nationale » liés au Groenland.
Territoire autonome du royaume du Danemark, le Groenland attire l’attention des États-Unis en raison de sa position stratégique et de ses ressources naturelles, dans un contexte de rivalités croissantes avec la Russie et la Chine.
Le président américain a, à plusieurs reprises, évoqué l’idée d’un contrôle américain sur l’île pour des raisons sécuritaires. Le Danemark et le Groenland ont toujours rejeté cette perspective, réaffirmant la souveraineté danoise sur le territoire.



