Le Président de la République d’Angola, João Lourenço, a autorisé une dépense publique de 8,6 milliards de kwanzas pour l’acquisition de licences Microsoft destinées à l’ensemble de l’Administration publique, dans le but de renforcer la gouvernance numérique et d’assurer la continuité des services technologiques de l’État.
La décision est contenue dans le Décret présidentiel n° 11/26 en date du 13 janvier. Elle s’inscrit dans le cadre du partenariat conclu entre l’Institut de Modernisation Administrative (IMA) et Microsoft en juillet 2023. À travers cet accord, l’Institut prévoit de former 120 000 agents publics, d’intégrer 160 000 enseignants et 3,7 millions d’élèves aux plateformes numériques, tout en générant une économie estimée à 264 millions de dollars d’ici 2030.
Ce partenariat s’intègre aux programmes de Développement numérique (DDP) et de Biens publics numériques (DPG), pilotés par Microsoft Tech for Social Impact avec l’appui des Nations unies. Il prévoit également un soutien aux startups à travers un réseau national d’incubateurs, afin de renforcer l’innovation et l’entrepreneuriat dans le pays.
Selon le décret, ces programmes permettent de centraliser et de réduire de manière significative les coûts d’acquisition des licences Microsoft, avec une économie estimée à environ 80 % par rapport à une acquisition individuelle par chaque institution. Dans ce cadre, 80 000 licences devraient être mises à disposition de l’Administration publique dès cette année.
Le Décret présidentiel délègue à l’IMA la compétence pour l’ensemble des actes décisionnels et d’approbation de tutelle, ainsi que pour la vérification de la validité et de la légalité de la procédure, y compris la conclusion et la signature du contrat.
Cette mesure, martèle la note, intervient alors que l’Angola a enregistré des progrès dans l’Indice de maturité GovTech (GTMI) de la Banque mondiale en 2025, passant du Groupe C au Groupe B, qui regroupe les pays dont la maturité numérique gouvernementale est jugée significative.
L’indice évalue les systèmes centraux de l’État, les services publics numériques, la participation numérique des citoyens et les facilitateurs institutionnels, notamment la gouvernance, les normes, les capacités, la gestion des données et la sécurité.



