Iran : la justice nie toute exécution liée aux récentes manifestations

 

 

Le pouvoir judiciaire iranien a démenti, jeudi, les informations faisant état de l’exécution d’un manifestant arrêté lors des récentes protestations antigouvernementales.

Selon plusieurs articles de presse, un homme de 26 ans, Erfan Soltani, aurait été interpellé puis condamné à mort pour avoir participé aux mobilisations provoquées par la dégradation de la situation économique. Des affirmations qualifiées de « fabriquées » par le centre médiatique du pouvoir judiciaire.

Les autorités judiciaires précisent que Soltani a été arrêté le 10 janvier et inculpé pour « rassemblement et complot contre la sécurité nationale » ainsi que pour des « activités de propagande ». Il est actuellement détenu à la prison centrale de Karaj, en périphérie de Téhéran.

La justice iranienne insiste sur le fait que, même si les faits étaient établis par le parquet et confirmés par un tribunal, la législation prévoit une peine d’emprisonnement. La peine capitale ne s’applique pas à ce type d’accusations, souligne-t-elle.

Ces démentis interviennent après des informations relayées par certains médias, citant l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège. L’organisation affirmait que la famille du jeune homme avait été informée de son arrestation le 8 janvier à Fardis, à l’ouest de Téhéran, ainsi que d’une condamnation à mort imminente.

Les manifestations ont éclaté à Téhéran fin décembre avant de s’étendre à plusieurs villes du pays, sur fond de difficultés économiques. Sur le plan international, Donald Trump a averti que les États-Unis prendraient des mesures « très fermes » en cas d’exécution de manifestants.

De leur côté, les autorités iraniennes accusent les États-Unis et Israël d’alimenter ce qu’elles qualifient d’« émeutes » et d’« actes terroristes ». Aucun bilan officiel n’a été communiqué, mais l’agence HRANA évoque des milliers de victimes et d’arrestations depuis le début du mouvement.

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