L’Irak et l’Iran coordonnent la sécurité frontalière face aux infiltrations

Les responsables sécuritaires de l’Irak et de l’Iran ont échangé sur le renforcement du contrôle de leur frontière commune afin de prévenir les infiltrations de groupes armés. Mardi, Qassem al-Araji, conseiller à la sécurité nationale de l’Irak, a eu un entretien téléphonique avec Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien. Les discussions ont porté sur la coordination opérationnelle et les mesures visant à bloquer tout passage de « groupes terroristes » entre les deux pays, selon l’agence irakienne INA.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte régional tendu. Larijani a également parlé mardi avec le Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdulrahman Al Thani, au sujet des évolutions en Iran, marqué par des manifestations antigouvernementales et une rhétorique israélienne et américaine signalant une possible intervention militaire. Selon le diffuseur israélien KAN, les États-Unis seraient « plus proches que jamais » d’une action contre Téhéran, tandis que le président américain Donald Trump a annoncé sur Truth Social l’envoi d’une « aide » aux manifestants et l’annulation des rencontres avec des officiels iraniens tant que les violences se poursuivent.

Plusieurs pays, dont la Chine et la Russie, se sont opposés à toute intervention militaire extérieure en Iran. Les manifestations, motivées par la détérioration de la situation économique, ont touché de nombreuses villes iraniennes depuis la fin du mois dernier. L’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA) estime que plus de 2 000 personnes, manifestants et membres des forces de l’ordre compris, ont été tuées, bien qu’aucun bilan officiel n’ait été publié.

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