Estonie : 110 kilomètres de clôture déjà érigés à la frontière avec la Russie

 

L’Estonie a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de sa frontière orientale avec la Russie. Les autorités ont annoncé l’achèvement de 110 kilomètres de clôture sur les 135 kilomètres que compte la frontière terrestre entre les deux pays.

Selon le Conseil de la police et des gardes-frontières (PPA), une large partie de ces infrastructures est déjà dotée de dispositifs de surveillance de nouvelle génération. « Une grande partie de ces kilomètres est équipée de systèmes modernes de surveillance. Les installations se poursuivront sur les segments restants dans les années à venir », a précisé Veiko Kommusaar, responsable des gardes-frontières.

Les travaux se concentrent actuellement dans la région de Saatse, au sud du pays. Dans cette zone, certaines routes passant brièvement par le territoire russe ont été définitivement fermées et redirigées après l’observation, en octobre dernier, de personnes armées à proximité de la frontière. Les autorités estoniennes y construisent également un nouveau pont sur la rivière Piusa et aménagent une route traversant la tourbière de Krabilova afin de relier plus efficacement les postes de contrôle frontaliers.

Parallèlement, des routes de patrouille sont en cours de réalisation pour permettre un déploiement plus rapide des équipes chargées de la surveillance. Les installations radar le long de la rivière Narva font aussi l’objet de travaux de modernisation et d’extension afin d’améliorer les capacités de détection et de réaction face aux menaces potentielles.

Certains tronçons de la frontière actuellement aménagés devaient initialement être concernés par un échange territorial avec la Russie, conditionné à la ratification d’un traité frontalier bilatéral qui n’est toujours pas entré en vigueur.

Le coût global du projet est estimé à 185,1 millions d’euros. Les autorités prévoient l’achèvement complet des travaux d’ici 2027. Des tests des infrastructures frontalières sont également annoncés sur certaines portions maritimes plus tard dans l’année, notamment dans les zones jugées sensibles en raison de délais de réaction très courts.

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