
Le sujet de la peine de mort, abolie au Gabon en 2010, a refait surface lors de la cérémonie des vœux du président Oligui Nguema, le 8 janvier 2026. Guy Bertrand Mapangou, président du Cesec, a plaidé pour son rétablissement, invoquant la recrudescence des crimes de sang, des enlèvements et des meurtres d’enfants, et estimant que la réclusion à perpétuité ne dissuade pas suffisamment les criminels.

Mapangou a justifié sa position par les « attentes populaires » exprimées lors de l’élection présidentielle d’avril 2025, au cours de laquelle le chef de l’État a obtenu 94,85 % des suffrages. Il a néanmoins souligné la nécessité de respecter les engagements internationaux du Gabon, tout en rappelant le principe de souveraineté nationale pour protéger l’intégrité des citoyens.
En réponse, le président Oligui Nguema a indiqué que la décision doit passer par une consultation populaire, confiée au Cesec, tout en réaffirmant que l’État poursuivra sans relâche les auteurs et commanditaires des crimes.

Rappelons que la peine de mort avait été abolie par la loi n°3/2010 du 15 février 2010, remplacée depuis par la réclusion criminelle à perpétuité.




