Le bilan de l’opération militaire menée par les États-Unis au Venezuela s’élève à 100 morts. L’annonce a été faite par le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, sur la télévision publique VTV.
Selon lui, l’intervention a provoqué de nombreuses pertes humaines, touchant aussi des civils. Des femmes présentes dans leurs habitations figurent parmi les blessés. Le ministre affirme que des personnes sans lien avec les affrontements ont été tuées par des frappes qu’il qualifie d’extrêmement puissantes.
Diosdado Cabello soutient également que l’épouse du président Nicolás Maduro a été atteinte à la tête, tandis que le chef de l’État aurait été blessé à la jambe au cours de l’attaque. Il évoque par ailleurs la mort de ressortissants cubains, membres des forces alliées au Venezuela, ainsi que de policiers et de civils pris pour cible dans leurs domiciles.
Des explosions et des bruits d’aéronefs ont été signalés à Caracas aux premières heures de la nuit du 3 janvier. À la suite de ces événements, les autorités vénézuéliennes ont accusé Washington d’avoir frappé des infrastructures civiles et militaires dans plusieurs régions du pays.
De son côté, le président américain Donald Trump a déclaré qu’une opération d’envergure avait visé Nicolás Maduro et son épouse, affirmant que le couple avait été évacué hors du territoire vénézuélien. La ministre américaine de la Justice, Pam Bondi, a annoncé l’ouverture de poursuites contre Maduro et Cilia Flores, citant des chefs d’accusation liés au narcotrafic, au terrorisme et à la détention d’armes lourdes.
Face à cette situation, le gouvernement vénézuélien a appelé la communauté internationale à condamner l’intervention américaine. Les réactions internationales restent partagées, entre critiques de l’opération et soutien aux positions défendues par Washington.



