Huit soldats des Forces de défense kényanes ont été inculpés mercredi à Nairobi pour trafic de stupéfiants, dans une affaire liée à une importante saisie de méthamphétamine interceptée en mer en octobre 2025.
Selon le parquet, la cargaison saisie est estimée à plus de 63 millions de dollars. Les militaires ont comparu devant la magistrate principale Gladys Olimo et ont tous plaidé non coupable.
L’accusation relie cette affaire à une opération maritime menée le 25 octobre, au cours de laquelle les autorités ont intercepté un boutre transportant 2 258 livres, soit environ 1 024 kilogrammes, de méthamphétamine cristalline. La drogue avait été ramenée à terre avant qu’une partie de la cargaison ne soit détournée par les suspects, selon les éléments présentés au tribunal.
Le ministère public s’est opposé à la libération sous caution. La procureure principale, Brenda Oganda, a estimé que les conditions proposées ne tenaient pas compte de la gravité des faits et a évoqué un risque d’entrave aux enquêtes ainsi qu’une possible interférence avec les témoins.
Le parquet a précisé que les soldats avaient été retrouvés en possession de quantités variables de méthamphétamine, avec des chefs d’accusation fondés sur des responsabilités individuelles et collectives.
Les autorités sécuritaires kényanes rappellent que cette affaire intervient dans un contexte de renforcement des patrouilles maritimes sur la côte de l’océan Indien, une zone régulièrement exploitée par des réseaux de trafic de drogue à dimension transnationale.




