Venezuela : Maria Corina Machado revendique le leadership alors que la lutte pour le pouvoir s’intensifie

Maria Corina Machado

 

 

Maria Corina Machado, cheffe de l’opposition vénézuélienne, affirme que sa coalition est le choix légitime pour diriger le Venezuela après la capture du président Nicolas Maduro par les États‑Unis, mais la situation politique reste profondément incertaine. (AOL)

Dans une interview accordée à CBS, Machado a déclaré que « le peuple vénézuélien a déjà choisi » qui devait gouverner le pays, en faisant référence à la victoire de sa coalition lors de la présidentielle de 2024, où elle n’a pas pu se présenter en tant que candidate mais a soutenu le diplomate Edmundo González, reconnu par Washington et plusieurs pays comme président élu. (AOL)

Interrogée sur une éventuelle prise de pouvoir, Machado a répondu « absolument », assurant que sa coalition est prête à assumer la responsabilité de gouverner et à « servir notre peuple ». (www.ndtv.com)

Cependant, le contexte politique vénézuélien est marqué par une forte concurrence pour le contrôle du pays. Après l’opération américaine qui a conduit à la capture de Nicolas Maduro, la Cour suprême a ordonné que Delcy Rodríguez, ancienne vice‑présidente de Maduro, assume la présidence par intérim pour maintenir l’administration en place et défendre la souveraineté nationale. ( Wikipédia)

Rodríguez a pris ses fonctions en insistant sur le fait que « aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela », tout en déclarant une période de deuil national après les violences liées à l’intervention. (Boursorama)

Le retour effectif de Machado au Venezuela et son rôle dans un gouvernement officiel restent incertains. Malgré son intention affichée de revenir « le plus vite possible » et sa déclaration de vouloir diriger le pays, elle ne bénéficie pas du soutien unanime au sein des institutions ni de l’appui formel de tous les partenaires internationaux ; même le président américain Donald Trump a récemment mis en doute son respect et sa capacité à gouverner. (QUB)

La crise institutionnelle et les luttes de pouvoir qui en résultent reflètent une période de transition instable pour le Venezuela, avec des factions rivales cherchant à consolider leur influence à Caracas.

 

Shares: