Ukraine : les alliés valident un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu sous direction américaine

 

Réunis à Paris, les pays membres de la « Coalition des volontaires » ont acté la création d’un mécanisme de surveillance d’un éventuel cessez-le-feu en Ukraine, placé sous leadership des États-Unis. La décision figure dans la « déclaration de Paris », adoptée par 35 États et présentée par le président français Emmanuel Macron à l’issue du sommet.

Ce dispositif s’inscrit dans un ensemble de garanties de sécurité qualifiées de robustes, destinées à encadrer une paix durable et à empêcher qu’un accord avec la Russie ne fragilise la souveraineté ou la sécurité de l’Ukraine. Emmanuel Macron a salué une convergence opérationnelle entre les alliés, Washington et Kiev, soulignant une coordination désormais plus étroite sur les plans militaire et stratégique.

Le mécanisme de surveillance sera appuyé par une coopération renforcée entre armées partenaires. Une cellule de coordination sera mise en place afin d’assurer le lien opérationnel entre les forces concernées, les États-Unis et l’Ukraine.

L’émissaire spécial du président américain Donald Trump, Steve Witkoff, a évoqué des avancées majeures à l’issue des discussions. Il a fait état de progrès sur les garanties de sécurité bilatérales et sur un plan économique présenté comme indispensable à la stabilité à long terme de l’Ukraine. Selon lui, sécurité et prospérité sont indissociables pour garantir une paix durable.

La délégation américaine, qui comprenait notamment Jared Kushner, le général Alex Grynkewich et l’ambassadeur Charles Kushner, s’est entretenue avec des responsables européens ainsi qu’avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Jared Kushner a salué une étape importante, tout en rappelant que la paix restait conditionnée à de futures négociations.

Sur le plan militaire, l’Allemagne a indiqué envisager une participation à une force multinationale après un cessez-le-feu, mais uniquement depuis le territoire d’un État membre de l’Otan voisin de l’Ukraine. Berlin n’a pas encore arrêté la nature de son engagement. La France a, de son côté, évoqué le possible déploiement de plusieurs milliers de soldats pour des missions de réassurance, excluant toute implication directe dans des combats.

Le Royaume-Uni a confirmé son intention de renforcer son soutien à la défense ukrainienne et de maintenir la pression sur Moscou, tout en travaillant avec la France sur des dispositifs militaires post-cessez-le-feu. À l’inverse, l’Italie a réaffirmé son refus d’envoyer des troupes au sol, illustrant les divergences persistantes entre alliés sur l’application concrète des garanties de sécurité.

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