Le Togo a décidé d’adhérer à trois instruments juridiques internationaux visant à consolider son cadre national de sûreté nucléaire, à l’issue du dernier Conseil des ministres de 2025. Les projets de loi adoptés concernent la Convention sur la notification rapide d’un accident nucléaire, la Convention sur l’assistance en cas d’accident nucléaire ou de situation d’urgence radiologique, et l’amendement de la Convention sur la protection physique des matières nucléaires. Ces conventions visent à assurer une diffusion rapide et transparente de l’information en cas d’incident, à faciliter l’accès à l’assistance internationale et à renforcer la coopération entre États face aux risques nucléaires et radiologiques.
Cette démarche complète le dispositif national déjà renforcé par la loi de juin 2020 sur l’usage sûr, sécurisé et pacifique de l’énergie nucléaire. Elle permet au Togo de consolider ses mécanismes de prévention et de réponse, tout en sécurisant les usages civils du nucléaire dans les secteurs de la santé, de l’agriculture, de la recherche scientifique et de la formation.
En parallèle, le pays a mis en place en janvier 2025 un Commissariat à l’énergie atomique pour coordonner les programmes liés au nucléaire civil. Le Togo a également été élu au Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour la période 2025-2027 et a signé fin 2024 un accord avec une entreprise américaine pour explorer l’usage de micro-réacteurs nucléaires destinés à produire de l’électricité, notamment dans les zones non raccordées au réseau national.




