L’armée israélienne a confirmé la mort de Ra’ad Sa’ad, un haut commandant de la branche armée du Hamas, tué le 14 décembre à la suite d’une frappe dans la bande de Gaza. Dans un communiqué conjoint, les Forces de défense israéliennes et le Shin Bet indiquent que Ra’ad Sa’ad dirigeait le quartier général chargé de la production d’armes du Hamas. Il est présenté comme l’un des planificateurs de l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël et comme l’un des derniers cadres militaires de haut rang encore actifs à Gaza.
Selon l’armée israélienne, le responsable du Hamas aurait poursuivi la fabrication d’armes malgré le cessez-le-feu et serait directement impliqué dans plusieurs violations de l’accord ces derniers mois.
Le Hamas n’a pas confirmé son décès. Le mouvement accuse Israël de chercher à saboter le cessez-le-feu soutenu par les États-Unis et dénonce une « violation flagrante » de l’accord, évoquant des attaques contre des civils à Gaza.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a déclaré que l’opération avait été ordonnée conjointement avec le ministre de la Défense, Israël Katz, en représailles à l’explosion d’un engin du Hamas qui a blessé deux soldats israéliens le même jour dans le sud de Gaza.
Des experts estiment que cette élimination constitue un revers symbolique et opérationnel pour le Hamas, sans pour autant remettre en cause sa capacité d’adaptation. Malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis octobre, les frappes israéliennes se poursuivent à Gaza, faisant plusieurs centaines de morts selon les autorités sanitaires locales.



