Le Général Horta N’Tam a rendu publique la liste complète de son équipe gouvernementale, quelques jours après le coup d’État qui a mis fin au processus électoral du 23 novembre. Le décret du 29 novembre officialise la nomination de 23 ministres et 5 secrétaires d’État, désormais en fonction.
Le Premier ministre Ilídio Vieira Té, ancien ministre des Finances et figure de l’équipe d’Umaro Sissoco Embaló, dirige l’exécutif. Plusieurs portefeuilles sensibles reviennent à des officiers supérieurs : le général Mamasaliu Embaló prend en main l’Intérieur et l’Ordre public, tandis que le général Stive Lassana Manssaly reçoit la Défense nationale. Carlos Pinto Pereira occupe la Justice et les Droits de l’Homme.
Usna António Quadé devient ministre de la Présidence du Conseil des ministres et des Affaires parlementaires. Carlos Nelson Sanó conduit l’Administration territoriale et le Pouvoir local. Mamadú Mudjetaba Djaló dirige l’Économie, le Plan et l’Intégration régionale.
D’autres ministères clés sont confiés à Florentino Mendes Pereira (Transports, Télécommunications et Économie numérique), José Carlos Esteves (Travaux publics, Habitation et Urbanisme), Celedónio Plácido Vieira (Ressources naturelles), Mário Muzante da Silva Loureiro (Énergie), Amadu Uri Guissé (Agriculture et Développement rural) et Virgínia María da Cruz Godinho Pires Correia (Pêche et Économie maritime).
La gestion des secteurs sociaux revient à Mamadú Badji (Éducation), au Commodore Quinhin Nantote (Santé) et à Augusto Idrissa Embaló (Environnement et Action climatique). Assucênia Nesbi Emília Seide Donate de Barros prend en charge l’Administration publique, le Travail et la Sécurité sociale. Juelma Cubala reçoit la Jeunesse, la Culture et les Sports.
Le ministère du Commerce et de l’Industrie est confié à Jaimentino Có. Catarina Raquel Mendonça Taborda dirige le Tourisme et l’Artisanat. Abduramane Turé prend la Communication sociale. Khady Florence Dabo Correia devient ministre de la Femme et de la Solidarité sociale.
Les secrétariats d’État reviennent à Mamadú Baldé (Trésor), Elísio Gomes Sá (Budget et Affaires fiscales), Fatumata Jau (Coopération internationale et Communautés), Salvador Soares (Ordre public) et Carlos Alfredo Mandughai (Combattants de la liberté de la patrie).
Cette équipe, dominée par un mélange de civils et de militaires, marque un tournant politique dans un pays habitué aux ruptures institutionnelles. La Guinée-Bissau, qui cumule plusieurs coups d’État depuis 1974, tente ainsi de stabiliser son appareil d’État après le départ forcé de Umaro Sissoco Embaló, annoncé à Brazzaville malgré l’absence de confirmation officielle…



