Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a fermement réfuté mardi 14 octobre à l’Assemblée nationale les accusations de Mathilde Panot (LFI) affirmant que la France serait « complice d’un génocide » à Gaza. « Je ne peux pas accepter de dire que la France a participé à un génocide à Gaza. Arrêtez de caricaturer et de mentir sur la position de la France sur un sujet aussi grave », a-t-il déclaré lors du débat suivant son discours de politique générale.
Ces accusations surviennent dans un contexte sensible, marqué par les critiques d’ONG et de juristes sur le rôle de la France dans le conflit, notamment à travers la fourniture de matériel militaire à Israël. En septembre 2025, l’association Juristes pour le respect du droit international (Jurdi) a saisi le tribunal administratif de Paris, estimant que la France avait manqué à ses obligations de prévenir des violences contre les civils palestiniens.
Par ailleurs, la Ligue des droits de l’Homme a déposé plainte contre la société française Eurolinks, accusée d’avoir fourni des composants militaires utilisés dans des frappes contre des civils à Gaza, révélées par les enquêtes du média Disclose. Lecornu, alors ministre des Armées, avait défendu ces exportations, précisant que les équipements étaient « à double usage ou non létaux » et soumis à contrôle.
Sur le plan diplomatique, la France maintient son engagement pour la solution à deux États, reconnaissant l’État palestinien et participant à des initiatives internationales pour soutenir un cessez-le-feu et la reconstruction de Gaza.
Le contexte humanitaire reste dramatique : plus de 67.700 Palestiniens ont été tués depuis le début du conflit en octobre 2023, dont une majorité d’enfants et de femmes. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé une situation de « mort et de destruction sans précédent » et une hausse inquiétante de la malnutrition. La Cour internationale de Justice a ordonné à Israël de prévenir tout acte de génocide et de faciliter l’accès à l’aide humanitaire, tandis que la Cour pénale internationale a confirmé des mandats d’arrêt contre des responsables israéliens pour crimes de guerre.



