Tchad : la Commission nationale des droits de l’Homme rejette toute réintroduction de la peine de mort

 

 

Cinq ans après son abolition totale, y compris pour les crimes liés au terrorisme, la peine de mort refait débat au Tchad. La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) a exprimé vendredi sa ferme opposition à toute tentative visant à rétablir cette sanction extrême.

Dans un communiqué, l’institution reconnaît la colère suscitée par les violences et l’insécurité dans le pays, mais rappelle que la peine capitale constitue une violation du droit à la vie, « sacré et inviolable ». Elle estime par ailleurs que la peine de mort n’est pas plus dissuasive qu’une condamnation à perpétuité.

Pour la CNDH, la lutte contre l’insécurité passe avant tout par un renforcement des capacités des forces de l’ordre et de la justice, ainsi qu’une action en profondeur sur les causes de la criminalité. Elle insiste sur le fait que « des châtiments cruels et inhumains » ne sauraient remplacer une justice équitable et efficace.

S’inscrivant dans la dynamique mondiale en faveur de l’abolition, la Commission exhorte le gouvernement à préserver la législation en vigueur et à poursuivre les réformes consolidant l’État de droit. Elle appelle enfin à un débat national apaisé pour identifier des solutions durables en matière de sécurité et de justice, dans le respect des droits humains et des libertés fondamentales.

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