Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a critiqué vendredi la décision de Washington de refuser et de révoquer les visas de responsables palestiniens attendus à l’Assemblée générale de l’ONU. Il y voit un « coup porté à la diplomatie » et une atteinte aux principes du multilatéralisme.
Dans un message publié sur X, le chef de la diplomatie belge a jugé cette mesure « injuste et contre-productive » au moment où « un nouvel élan se dessine pour une solution à deux États ». Selon lui, l’ONU doit rester un espace où toutes les nations et tous les peuples peuvent être entendus, « en particulier ceux dont l’avenir dépend du dialogue ».
Maxime Prévot a souligné que l’exclusion de la délégation palestinienne « fragilise le droit international » et que la recherche de la paix nécessite « davantage de dialogue, pas moins ».
La décision américaine, officialisée vendredi par le département d’État, repose sur la législation nationale. Le secrétaire d’État Marco Rubio a ainsi confirmé la révocation des visas des membres de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et de l’Autorité palestinienne (AP), les empêchant de participer à la prochaine Assemblée générale de l’ONU à New York.
Cette mesure intervient alors que plusieurs pays occidentaux envisagent une reconnaissance officielle de l’État de Palestine, un contexte qui confère à cette décision une portée diplomatique particulière.