Le premier tour de l’élection présidentielle roumaine s’est conclu avec la qualification de George Simion, figure de l’extrême droite et président de l’Alliance pour l’union des Roumains (AUR), ainsi que du maire indépendant de Bucarest, Nicusor Dan. Le second tour est prévu pour le 18 mai.
Avec 99,53 % des bulletins dépouillés, Simion arrive largement en tête avec 40,56 % des voix. À 38 ans, il confirme la percée annoncée de son mouvement nationaliste, en nette progression depuis les dernières législatives. Nicusor Dan, quant à lui, a recueilli 20,91 % des suffrages. Il devance de peu Crin Antonescu, candidat de l’alliance électorale Roumanie en Avant, crédité de 20,32 %.
Ce scrutin, très observé à l’échelle européenne, s’est tenu dans un contexte particulier : l’élection de novembre 2024 avait été annulée à la suite d’accusations de fraude et d’ingérences étrangères. Le scrutin de ce dimanche visait donc à restaurer la confiance dans le processus démocratique roumain.
Selon la Constitution, en l’absence de majorité absolue au premier tour, un second tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête. Le vainqueur obtiendra un mandat présidentiel de cinq ans, renouvelable une fois.
Cette confrontation Simion-Dan promet un affrontement idéologique net entre deux visions opposées de la société roumaine : l’une populiste et souverainiste, l’autre réformiste et technocrate.



