Le secteur minier du Burkina Faso a collecté en 2025 plus de 85 milliards de FCFA, soit environ 150,5 millions de dollars, au titre du Fonds minier de développement (FMD), selon le Secrétariat permanent de la commission technique nationale des mines et du FMD, relevant du ministère des Mines.
Environ 59% de ces ressources, soit 50,8 milliards de FCFA (90,3 millions de dollars), ont été affectés au Fonds de soutien patriotique (FSP), dédié à la lutte contre le terrorisme, tandis que 41%, soit 34,8 milliards de FCFA (61,9 millions de dollars), ont été réservés aux projets de développement endogènes et aux Plans communaux de développement.
Le FMD est alimenté par 1% du chiffre d’affaires des sociétés minières et 20% des redevances proportionnelles perçues par l’État. Le Burkina Faso compte 15 mines industrielles, 16 mines semi-mécanisées pour l’or et 243 permis de recherche actifs couvrant l’or, le cuivre, l’argent, le plomb, le zinc et le lithium.
Lors de son intervention devant l’Assemblée législative de transition le 30 janvier 2026, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a indiqué que la production aurifère nationale avait dépassé 94 tonnes, dont près de 43 tonnes issues de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée. Les performances du secteur ont généré des recettes budgétaires supérieures à 776 milliards de FCFA (1,3 milliard de dollars) au 31 décembre 2025, et la lutte contre la fraude et l’exploitation illicite a permis de sécuriser plus de 100 milliards de FCFA (177 millions de dollars).
La Société de Participation Minière du Burkina (SOPAMIB) joue un rôle central dans le secteur avec la cession de onze actifs miniers par l’État pour relancer des sites stratégiques tels que Perkoa, Inata, Kiéré, Kalsaka, Tambao et Taparko.



