À Malabo, le président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Ezéchiel Nibigira, a exhorté les États membres à renforcer la discipline financière et à honorer régulièrement leurs contributions. L’appel a été lancé à l’ouverture du Comité inter-États des experts.
Face aux représentants des pays membres, aux ambassadeurs du COREP et aux experts, il a décrit la session comme un moment déterminant pour l’avenir de l’organisation. Il a remercié les autorités de la Guinée équatoriale pour leur accueil et salué l’engagement du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo en faveur de l’intégration régionale.
Au centre des travaux figure le projet de budget 2026, premier exercice complet de la nouvelle mandature engagée depuis septembre. Selon Ezéchiel Nibigira, ce budget doit traduire la volonté collective de transformer la CEEAC, d’améliorer son efficacité et de consolider l’intégration en Afrique centrale. Il a précisé que le document s’inscrit dans une phase de transition visant à achever les engagements en cours tout en préparant le Plan stratégique indicatif à moyen terme 2026-2030.
Le président de la Commission a aussi annoncé l’instauration d’une discipline budgétaire stricte dans tous les départements. La lettre de cadrage impose la soutenabilité financière et l’efficacité des dépenses. Il a insisté sur le fait qu’aucun projet ne sera engagé s’il ne contribue pas directement à l’accélération de l’agenda d’intégration. Une rationalisation du train de vie de l’institution est également prévue afin de dégager davantage de ressources pour les priorités.
Abordant les difficultés financières, il a pointé l’insuffisance et l’irrégularité des contributions des États membres, une situation qui fragilise le fonctionnement de l’organisation et nuit à sa crédibilité. Pour y répondre, il prévoit une mission circulaire de recouvrement dans les capitales, sous le patronage de la présidence en exercice.
En conclusion, Ezéchiel Nibigira a invité les experts à affiner les priorités budgétaires et à garantir la cohérence du projet. Son intervention trace la voie d’une CEEAC plus disciplinée et davantage orientée vers des résultats concrets au service de l’intégration régionale.



