Le Fonds monétaire international (FMI) alerte sur la situation budgétaire de la République démocratique du Congo. L’institution souligne que l’augmentation rapide de la masse salariale dans l’administration publique constitue un « risque budgétaire majeur », compromettant la stabilité macroéconomique du pays. Les dépenses de personnel dépassent déjà les prévisions pour 2025 et 2026, absorbant une part croissante des recettes au détriment des investissements dans les infrastructures, l’énergie et les routes.
Trois secteurs concentrent l’essentiel de ces dépenses : l’Éducation et la Santé, avec la régularisation des paies de milliers d’agents ; la Justice, où effectifs et salaires des magistrats ont augmenté ; et la Sécurité. Cette rigidité budgétaire limite la capacité de l’État à répondre aux urgences économiques et humanitaires.
Selon Valery Madianga, coordonnateur du CREFDL, la masse salariale a encore crû de 11 % en 2026, alors que les recettes publiques ont stagné. Le FMI prévient que sans réformes structurelles rapides, le déficit pourrait s’aggraver, menaçant la monnaie nationale et le pouvoir d’achat des Congolais.



