39ᵉ Sommet de l’UA : les dirigeants africains soutiennent la Nouvelle architecture financière de la Banque africaine de développement

 

Au 39ᵉ Sommet de l’Union africaine tenu les 14 et 15 février 2026 à Addis-Abeba, les dirigeants africains ont approuvé la Nouvelle architecture financière africaine (NAFA) présentée par Dr Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque africaine de développement, lors de sa première allocution officielle devant la Conférence des chefs d’État et de gouvernement.

Dr Ould Tah a décrit la NAFA comme un levier stratégique pour mobiliser massivement les ressources et renforcer la souveraineté financière du continent. Selon lui, l’Afrique ne manque pas d’ambition ni de projets (énergie, commerce, infrastructures) mais le véritable défi réside dans l’architecture du capital et du risque.

La NAFA s’appuie sur les « Quatre points cardinaux » du Groupe de la Banque africaine de développement pour :

  • libérer le potentiel du capital africain et canaliser l’épargne et les fonds institutionnels vers le développement ;
  • reconstruire la souveraineté financière du continent et améliorer sa position dans la gouvernance financière mondiale ;
  • transformer la démographie en dividende économique en soutenant l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes et en développant les chaînes de valeur régionales ;
  • bâtir des infrastructures résilientes et à forte valeur ajoutée pour accélérer l’industrialisation et l’intégration économique.

Dr Ould Tah a insisté sur le fait que la NAFA représente une réorganisation systémique de la mobilisation et de l’allocation des ressources africaines, favorisant la coordination et réduisant la dépendance aux capitaux extérieurs.

Le Sommet a également élu Évariste Ndayishimiye, président du Burundi, comme nouveau président en exercice de l’UA pour 2026, succédant au président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço.

Les chefs d’État ont félicité Dr Ould Tah pour sa vision stratégique et ont salué les « Quatre points cardinaux » et la NAFA comme instruments essentiels pour l’intégration et la transformation économique de l’Afrique, demandant un rapport dans les six prochains mois sur la mise en œuvre de la NAFA.

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