Chaque année, le Forum économique mondial transforme Davos en vitrine du pouvoir politique et économique international. Dirigeants d’États, grands patrons, milliardaires, experts et journalistes s’y retrouvent pour débattre des grands enjeux mondiaux. Mais en marge de ces rencontres officielles, un autre phénomène attire l’attention : l’augmentation massive de la présence de travailleuses du sexe de luxe dans la station alpine.
Selon une enquête du quotidien suisse Blick, la semaine du Forum constitue le moment le plus lucratif de l’année pour de nombreuses professionnelles du sexe. En Suisse, la prostitution est une activité légale, reconnue comme un service à la personne, ce qui facilite son organisation et sa visibilité durant les grands événements internationaux.
Des femmes venues de toute l’Europe, mais aussi de Russie et d’Amérique latine, affluent à Davos à cette période. Certaines anticipent leur venue plusieurs mois à l’avance, réservant hôtels et appartements privés bien avant l’ouverture du Forum. D’après des agences spécialisées, les revenus générés durant cette seule semaine peuvent dépasser ceux de plusieurs mois d’activité cumulés.
La majorité des contacts se fait par le biais de plateformes en ligne et de publicités ciblées. Les recherches associant Davos et services sexuels figurent parmi les plus utilisées sur internet durant l’événement. Cette forte demande entraîne une hausse significative des tarifs, qui peuvent être deux à trois fois supérieurs aux prix habituellement pratiqués le reste de l’année.
Les chiffres avancés par une plateforme suisse de rencontres et de services érotiques illustrent l’ampleur du phénomène. Alors que Davos enregistre en moyenne deux réservations quotidiennes sur l’ensemble de l’année, jusqu’à 79 demandes ont été recensées sur une seule journée, le 19 janvier.
Certaines prestations atteignent des montants exceptionnels. La réservation la plus élevée signalée s’élève à 96 000 francs suisses, soit plus de 103 000 euros, pour quatre jours passés avec cinq femmes. Ces montants ne prennent pas toujours en compte les frais annexes liés à l’hébergement, aux déplacements ou aux services de luxe associés.
Si le Forum économique mondial se présente officiellement comme un espace de réflexion sur l’avenir de la planète, cette réalité parallèle rappelle que l’événement génère aussi une intense activité économique informelle, portée par une clientèle internationale à très haut pouvoir d’achat.



