
La République du Bénin vient de franchir un seuil historique dans son parcours économique et financier. En 2026, le pays s’affirme comme le premier émetteur souverain d’Afrique et devient surtout le premier État africain à réussir une émission inaugurale de Sukuk international, consacrant une stratégie de financement audacieuse, cohérente et portée au plus haut niveau de l’État.
Derrière cette performance se dessine une vision politique claire, impulsée par le président de la République, Patrice Talon, et traduite opérationnellement par le Gouvernement, sous la conduite technique du ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni.
Une vision présidentielle assumée
Depuis 2016, le président Patrice Talon a fait du rétablissement de la crédibilité financière du Bénin un pilier de son action publique. La stratégie de recours aux marchés internationaux, combinée à une discipline budgétaire renforcée, s’inscrit dans une ambition plus large : positionner durablement le Bénin comme un État fiable, prévisible et respecté par les investisseurs internationaux.
L’émission inaugurale de Sukuk international illustre cette orientation stratégique. En ouvrant le financement souverain béninois à la finance islamique, le chef de l’État élargit volontairement le champ des partenariats financiers du pays, tout en renforçant les liens économiques avec les pays du Golfe, devenus des acteurs centraux de la liquidité mondiale.
Le rôle clé du Gouvernement et de l’ingénierie financière
La réussite de cette opération repose également sur l’action coordonnée du Gouvernement, qui a su traduire cette vision politique en décisions techniques solides. Sous l’autorité du ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, le Bénin a démontré une maîtrise avancée des instruments financiers internationaux, notamment à travers l’usage systématique de couvertures de change Dollar–Euro, garantissant la stabilité des coûts de la dette.
L’émission du Sukuk de 500 millions de dollars US, d’une maturité de 7 ans, assortie d’un coupon en euros de 4,92 %, ainsi que la réouverture de l’Eurobond 2038 pour 350 millions de dollars US avec un coupon en euros de 6,19 %, traduisent une gestion active et sophistiquée de la dette publique, alignée sur les meilleures pratiques internationales.
Un ministre des Finances architecte de la crédibilité béninoise
Romuald Wadagni s’impose, dans cette séquence, comme l’un des principaux artisans de la crédibilité financière du Bénin. Son rôle a été déterminant dans la structuration des opérations, le dialogue permanent avec les investisseurs et les agences, ainsi que dans la préparation minutieuse du marché dès 2025.
Les roadshows organisés à Doha, Abu Dhabi, Dubaï et Londres ont permis de bâtir un narratif solide autour de la trajectoire macroéconomique du pays, de la soutenabilité de sa dette et de la qualité de sa gouvernance financière. Le résultat est spectaculaire : un carnet d’ordres dépassant 7 milliards de dollars US, soit une sursouscription de plus de huit fois, avec une base d’investisseurs diversifiée et l’entrée significative de nouveaux acteurs du Moyen-Orient.
Une reconnaissance internationale du modèle béninois
Dans un contexte mondial marqué par une forte volatilité financière, la capacité du Bénin à capter une fenêtre de marché favorable et à obtenir des rendements inférieurs à ceux observés sur le marché secondaire constitue un signal fort. Elle confirme la solidité du profil de crédit souverain du pays, mais aussi la crédibilité de sa gouvernance économique.
Ces opérations permettent à l’État de couvrir une part substantielle des besoins de financement prévus dans la Loi de finances 2026, tout en améliorant le profil de maturité de la dette publique.
Le Bénin, au-delà de l’exploit financier
Au-delà des chiffres, cette réussite consacre un modèle : celui d’un État africain qui combine leadership politique, rigueur budgétaire et innovation financière. Sous l’impulsion du président Patrice Talon et avec l’exécution technique du Gouvernement conduit par Romuald Wadagni sur le front financier, le Bénin s’impose désormais comme une référence souveraine parmi les marchés émergents, et un cas d’école pour les économies africaines en quête de diversification et de souveraineté financière.
Pour les marchés internationaux, le message est clair : le Bénin n’est plus un émetteur périphérique, mais un acteur central et crédible de la finance internationale africaine.





