En banlieue de Douai, deux immenses usines produisent désormais les premières voitures électriques 100 % françaises. La Manufacture Renault vient de célébrer sa 100 000ᵉ Renault 5 électrique, tandis que la gigafactory AESC Envision, fournisseur chinois de batteries, approchera mi-2026 son premier gigawatt-heure, suffisant pour équiper environ 20 000 véhicules.
Le site d’AESC, lancé en mars 2025, prévoit une production annuelle de 10 GWh, soit les batteries pour 180 000 à 200 000 véhicules, dont la moitié pour Renault. Très automatisée, l’usine emploie actuellement 900 personnes et atteindra 1 200 à terme. Un « petit train » transportera les batteries vers la chaîne de montage de Renault, afin de soutenir la cadence de production H24 de la R5 électrique, devenue en un an la plus vendue en France avec 38 000 immatriculations.
Renault a investi plus de 500 millions d’euros sur le site et recruté 900 salariés supplémentaires. L’usine de Douai produit également cinq autres modèles électriques, dont la Megane, la Scenic et la Nissan Micra.
Les batteries NMC de l’usine AESC, plus compactes et recyclables, équiperont les modèles haut de gamme, tandis que les R5 électriques seront majoritairement dotées de batteries LFP, fournies par le groupe coréen LG en Pologne, plus économiques et sécurisées.
Selon François Provost, directeur général de Renault, « il est possible en France de produire des voitures électriques », soulignant l’émergence d’un écosystème industriel local dans les Hauts-de-France.



