Le gouvernement vietnamien veut donner un coup d’accélérateur à l’Accord de libre-échange Vietnam-Royaume-Uni (UKVFTA). Le Premier ministre a signé, le 16 janvier, la décision n°128/QD-TTg qui désigne les institutions chargées de piloter et de coordonner sa mise en œuvre.
Au cœur du dispositif, le ministère de l’Industrie et du Commerce devient l’organe central. Il supervise les questions stratégiques liées aux principes généraux de l’accord, à la défense commerciale, aux barrières non tarifaires, à l’investissement dans les énergies renouvelables, à la politique de concurrence ainsi qu’au régime des entreprises publiques et des monopoles désignés.
Le ministère des Finances travaille en appui, notamment pour la collecte et la transmission des données relatives aux entreprises publiques, en lien avec les autres administrations concernées.
Pour l’accès aux marchés et le traitement national des marchandises, les rôles sont partagés. Le ministère de l’Industrie et du Commerce gère les règles générales ainsi que les flux d’exportations et d’importations. Le ministère des Finances est responsable des droits de douane. Le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement intervient pour les produits agricoles.
En matière de douanes et de facilitation des échanges, le pilotage revient au ministère des Finances, en coordination avec les autres services compétents. Les obstacles techniques au commerce sont du ressort du ministère des Sciences et des Technologies. Les normes sanitaires, la sécurité alimentaire et les contrôles phytosanitaires relèvent du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement.
Pour l’investissement, les services et le commerce électronique, le ministère de l’Industrie et du Commerce assure la coordination générale. Le ministère de l’Intérieur gère les questions liées au séjour temporaire des personnes à des fins professionnelles. Le ministère des Finances suit les aspects liés à la libéralisation des investissements.
La décision répartit aussi les compétences en matière de marchés publics, de propriété intellectuelle, de transparence, de règlement des différends, ainsi que de coopération et de renforcement des capacités.
Les administrations impliquées doivent suivre l’ensemble des activités liées à l’UKVFTA, participer aux réunions dédiées et transmettre leurs comptes rendus au ministère de l’Industrie et du Commerce dans un délai de quinze jours ouvrables. Les dossiers dépassant leurs prérogatives sont soumis au Premier ministre pour arbitrage.
Le texte est applicable depuis le 16 janvier 2026 et abroge la décision n°1425/QD-TTg du 24 août 2021.



