L’opposition vénézuélienne a confirmé dimanche María Corina Machado, prix Nobel de la paix, comme sa cheffe. Cette décision figure dans un « Grand accord national » présenté à Caracas, alors qu’une partie de l’opposition négocie avec le pouvoir pour ouvrir la voie à une transition démocratique.
Les membres de la Plateforme unitaire démocratique (PUD) ont réaffirmé leur volonté de soutenir le leadership de María Corina Machado et de respecter le choix de changement politique exprimé par les Vénézuéliens dans les urnes. Le document prévoit 14 propositions pour rétablir la démocratie, avec notamment une feuille de route vers des élections générales.
L’accord réclame également la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés, la fin de la répression et la garantie des libertés des partis politiques. Il préconise un processus pacifique et ordonné qui débouche sur des élections libres, compétitives et vérifiables. Aucune date n’a toutefois été fixée, tandis que le parti de María Corina Machado réclame un scrutin en 2027.
En exil depuis 2025, après avoir quitté le Venezuela pour recevoir son prix Nobel, l’opposante se trouve actuellement au Panama. Selon son parti, les autorités vénézuéliennes l’ont empêchée à plusieurs reprises de regagner son pays. Son retour pourrait désormais se rapprocher.
Cette initiative intervient au moment où un troisième cycle de pourparlers entre le pouvoir et une partie de l’opposition se déroule à Caracas. María Corina Machado n’a pas été invitée à ces discussions, mais elle a assuré qu’elle ne ferait pas obstacle au processus. Vendredi, Dinorah Figuera, cheffe de la délégation de l’opposition aux négociations, a déclaré vouloir parvenir à un processus électoral dans ce pays dirigé depuis 1999 par le mouvement chaviste, fondé sous la présidence d’Hugo Chávez.



