France : le président Macron dénonce les violences et promet des sanctions après les manifestations du samedi 17 octobre

Le président français a condamné les violences survenues samedi 17 octobre 2026 dans plusieurs villes de France métropolitaine et d’outre-mer. Dans une allocution prononcée dimanche 18 octobre, il a dénoncé les pillages, les dégradations de bâtiments publics et les attaques contre des commerces, tout en annonçant des mesures pour soutenir les victimes et renforcer la sécurité.

Selon le chef de l’État, plusieurs centaines de policiers et de gendarmes ont été blessés au cours de ces violences. Des mairies, des magasins et d’autres infrastructures publiques ont également été pris pour cible. Il a notamment cité des incidents à Limoges, Lyon, Marseille et Bordeaux.

Le président a exprimé son soutien aux forces de sécurité, aux élus locaux, aux commerçants et aux artisans touchés. Il a annoncé la mobilisation du gouvernement pour apporter une aide rapide aux personnes affectées. Le Premier ministre doit présider une cellule de crise afin de coordonner les mesures d’accompagnement.

Sur le plan judiciaire, le chef de l’État a demandé des enquêtes rapides et un suivi rigoureux des procédures. Il a insisté sur la nécessité de sanctionner les auteurs de pillages et de destructions, en affirmant que les responsables devront répondre de leurs actes.

Le pouvoir d’achat et les inquiétudes des jeunes au cœur des revendications

Le président a toutefois distingué les auteurs des violences des manifestants venus exprimer leurs revendications. Il a reconnu les inquiétudes liées au coût de la vie et à la hausse des prix des carburants, qu’il a notamment reliées aux conséquences du conflit dans le golfe Persique.

Il a assuré que la France poursuivrait ses démarches internationales pour sécuriser ses approvisionnements en carburant et en gaz. Le gouvernement travaille également avec les distributeurs pour que les efforts engagés puissent se traduire par des effets concrets sur les prix.

Le chef de l’État a aussi évoqué les préoccupations des lycéens et des étudiants concernant leurs conditions de vie, leurs études et leurs perspectives d’avenir. Il a indiqué qu’une plateforme gouvernementale avait recueilli plus de 100 000 contributions de jeunes, en complément des échanges organisés dans les établissements scolaires et les académies.

Dialogue politique et fermeté sécuritaire

Pour répondre à la crise, le président a présenté plusieurs orientations. Les préfets devront travailler avec les maires pour protéger les villes, les bâtiments publics et les commerces. Des rassemblements pourront être interdits lorsque les circonstances le justifient.

Il a également appelé les partis politiques, les organisations professionnelles et les syndicats à condamner clairement les violences et à favoriser le retour au calme. Le Premier ministre doit les réunir dans les prochains jours.

En parallèle, le gouvernement prévoit d’associer dès cette semaine les élèves, les étudiants, les enseignants, les représentants patronaux et syndicaux, les collectivités territoriales et les parlementaires à l’élaboration de réponses concrètes aux préoccupations de la jeunesse.

À six mois de l’élection présidentielle, le président a enfin appelé à privilégier le débat démocratique, les rassemblements pacifiques et le dialogue plutôt que la violence dans la rue. Il a assuré que l’écoute des revendications ne signifierait pas l’impunité pour les auteurs de dégradations.

Son allocution s’est achevée sur un appel à l’unité, au calme et au respect des institutions républicaines.

Shares: